Union Fédérale des Consommateurs
Que Choisir de la Vienne

QUELQUES ACTUALITES



Lunettes sur internet, un pas de plus
Depuis le 18 septembre 2014, les ophtalmologistes sont tenus, selon la loi Hamon sur la consommation, d'inscrire sur les ordonnances de verres correcteurs l'écart pupillaire, indispensable pour façonner et centrer correctement les verres. But : faciliter l'achat de lunettes sur Internet, où les prix sont plus attractifs qu'en magasin. Jusqu'alors l'écart pupillaire était établi par l'opticien. (source : Que Choisir n°531 déc.2014)

Les steaks hachés contaminés : Plainte contre X
Notre association de défense des consommateurs a déposé le 24 septembre 2013, auprès du Procureur de la République, une plainte contre X dans l'affaire des steaks contaminés. Souvenez-vous : En octobre 2010, quatre établissements scolaires de Poitiers (trois collèges et un lycée), un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) à Neuville de Poitou, ainsi qu'un centre d'hébergement à Saint-Cyr ont signalé des toxi-infections alimentaires collectives.
Plus de 500 personnes ont été intoxiquées et une centaine a dû être hospitalisée. Les investigations conduites très rapidement par les autorités sanitaires de l'Etat ont permis d'identifier l'agent étiologique, une salmonelle, ainsi que l'origine de la contamination : du steak haché surgelé. Les produits fabriqués en Italie ont été livrés par l'intermédiaire de la Sté POMONA, adjudicataire de l'appel d'offre pour la fourniture, dans les cantines scolaires, de produits surgelés.
Si l'association a pu obtenir le rapport sur la contamination, réalisé par l'Institut de Veille Sanitaire (In VS), aucune indication n'a pu être obtenue sur la composition des steaks surgelés.
Malgré nos interventions auprès de l'Etat et des collectivités territoriales, Région et Département, le résultat des investigations qui devaient être menées ne nous a jamais été communiqué, ni les mesures prises à l'encontre des auteurs de la contamination pour le préjudice causé à l'intérêt collectif des consommateurs.
Avant la fin du délai de prescription de trois ans, nous avons donc déposé auprès du Procureur de la République une plaine contre X pour infractions liées à la fourniture, l'utilisation, le contrôle et la consommation des steaks surgelés contaminés par la salmonellose ; infraction pénale ayant causé un préjudice à l'intérêt collectif des consommateurs.
La plainte qui comprend 27 pièces annexées peut être consultée au siège de l'UFC QUE CHOISIR, 80 rue de Slovénie à Poitiers.

Eau potable et teneur en aluminium
Devant l'augmentation des cas de maladies d'Alzheimer, les scientifiques multiplient les hypothèses sur les facteurs de risque. La présence d'aluminium de l'eau du robinet fait partie des pistes explorées, car environ un tiers des Français boivent une eau traitée avec ce métal pour retenir les particules indésirables. Si le principe de précaution commande de ne pas boire de l'eau trop chargée en aluminium, une enquête récente sur la qualité de notre eau du robinet se veut rassurante ; les dépassements de la limite imposée par les réglementations (<200µg/l) sont rarissimes. CONSULTEZ LES RESULTATS DE VOTRE COMMUNE.

Internet mobile défaillant, L'UFC-Que Choisir dépose plainte contre Free Mobile
Au lendemain des premières mises en cause de la qualité du réseau 3 G, l'UFC-Que Choisir rend publique une étude technique approfondie qui met en évidence le manque criant de qualité des services 3G de Free Mobile en itinérance et, forte de cette expertise, dépose plainte contre l'opérateur pour pratiques commerciales trompeuses. Des taux de non qualité stupéfiants, des incidents de réseau majeurs, un fonctionnement du réseau anormal.
Cliquer ici pour connaitre plus de détails


Coûts cachés du chauffage électrique
Les « grille-pains » occasionnent des tartines de surcoûts pour l'ensemble des consommateurs !
Production électrique : une usine à gaz coûteuse, du fait du chauffage électrique, payée pleine charge par tous les consommateurs ; Cliquer ici pour lire la suite

Huile de palme :
Au vu des péripéties du budget de la Sécu (députés et sénateurs ont encore échoué, hier, à trouver un accord sur le texte), l'avenir du très médiatisé amendement « Nutella » semble compromis ! Dommage, car cette mesure adoptée par les sénateurs constituait enfin un pas dans le bon sens. Il s'agissait de quadrupler la taxe sur l'huile de palme, un ingrédient bourré d'acides gras saturés que l'on retrouve dans de nombreux aliments (et notamment le Nutella) : chips, margarines, barres chocolatées, céréales du petit déjeuner, gâteaux industriels. La mesure se voulait un appel aux fabricants à remplacer l'huile de palme par des ingrédients moins nocifs.
Mais les sénateurs auraient pu/dû aller plus loin en élargissant leur approche à d'autres nutriments. L'huile de palme est loin d'être la seule à poser problème. L'UFC-Que Choisir demande la création d'un signal prix clair pour les consommateurs visant à encourager la consommation d'aliments équilibrés, et à dissuader l'achat des produits trop gras, sucrés ou salés. Il n'est pas cohérent de conserver un taux réduit de TVA pour des produits qui ne sont en aucun cas de première nécessité, et qui constituent une des causes de l'épidémie d'obésité dans notre pays. Il faut rétablir une TVA à taux plein s'agissant de ces produits. Une idée qui, en cette période de vaches maigres, permettra aussi aux finances publiques de refaire du.... gras !

Grandes Surfaces : incohérence des prix affichés et ceux facturés à la caisse.
Une nouvelle enquête de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) a détecté des écarts de prix majoritairement défavorables aux consommateurs dans 54% des grandes surfaces contrôlées, soit près de 1300 établissements de la grande distribution. 7% des produits contrôlés présentent des écarts entre le prix affiché et le prix facturé en caisse.
La DGCCRF désigne des problèmes organisationnels et de mise à jours des logiciels, ces erreurs proviendraient d'un décalage entre l'étiquetage en rayon, manuel, et la transmission informatique du prix à la caisse en fonction du code-barres du produit. Elles concerneraient de façon plus courante les produits en promotion.
Un supermarché modifie de façon fréquente les prix des 60 000 produits différents qu'il compte en moyenne. De ce fait le caractère intentionnel ne peut être invoqué et les enseignes ne risquent pas de faibles contraventions par manquement.
Aux consommateurs donc, d'être très vigilants, et de ne pas hésiter en cas de détection d'un écart de prix entre l'affichage et la caisse, de demander l'application du prix le plus bas.

* La Direction Générale de la Consommation et de la Répression des Fraudes a vérifié la qualité nutrionnelle des viandes hachées livrées dans les cantines scolaires, les restaurants universitaires et les hôpitaux. Les résultats sont affligeants :
    Sur 35 prélèvements effectués dans 35 établissemnts : Pour les dépassements plus flagrants, des procédures contentieuses ont été engagées à l'encontre de 4 opérateurs.

* Une pollution générale, peu d'actions :
91% des cours d'eau et 70% des nappes phréatiques sont pollués par les pesticides d'après le triste bilan dressé par le Commissariat général au développement durable. Les régions les plus contaminées restent les zones de grandes cultures et les secteurs viticoles.
   Résultat : un montant de 1000 à1500 millions d'euros répercuté sur les particuliers via les factures d'eau. La Commission européenne vient d'adresser un nouveau rappel à l'ordre à la France pour renforcer les mesures de lutte contre la pollution.

* Pour limiter le détournement d'usage du Rivotril (clonazépam), l'Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a décidé que ce médicament, indiqué dans le traitement de l'épilepsie, sera désormais prescrit sur ordonnance sécurisée et que la prescription initiale sera réservée aux neurologues et aux pédiatres.

Retour page accueil
Retour haut de page